Enseignement

Un espace de formation

Une mission centrale de notre université consiste à donner du sens à l’avenir de nos étudiant·es en leur offrant un projet de formation global, depuis l’accompagnement dans leur choix d’études jusqu’à l’appui à leur insertion socio-professionnelle, en passant par une formation universitaire qui intègre autant les aspects disciplinaires classiques que des expériences extracurriculaires.
Ce projet éducatif doit être mené en étant particulièrement attentif aux conditions de travail des membres du personnel, en leur laissant une marge d’autonomie suffisante, en veillant aux nombreuses charges liées à un accroissement des missions et à une transformation du public. Accueillir et former les étudiant·es, c’est leur donner l’opportunité d’entrer dans une communauté qui va les conduire à agir dans la société de demain, quand ces jeunes utiliseront le bagage progressivement assemblé et mettront leurs compétences au service de la collectivité. Mais ils ne nous quittent pas pour autant puisqu’ils deviendront nos lifelong fellows, dans une logique de formation tout au long de la vie.

Un bilan, des projets

Des moyens pour accompagner les étudiant•es Bilan Proposition

Bilan Proposition Des moyens nouveaux ont été affectés aux missions d’enseignement, par l’engagement de professeur·es, assistant·es et membres du personnel administratif, entre autres pour gérer les parcours d’études annuels, mais aussi pour soulager l’encadrement des mémoires, par un financement récurrent d’un demi-million d’euros. De nouveaux moyens ont également été dégagés pour permettre d’apporter une aide ponctuelle et flexible en personnel administratif supplémentaire lors de moments de forte tension dans la gestion administrative.

Un engagement pour l’Open Education Bilan Proposition

Bilan Proposition L’université est désormais inscrite dans une démarche d’Open Education. L'UCLouvain propose aujourd’hui 28 cours en ligne en français et en anglais, créés par des enseignant·es issu·es de 10 facultés. En 2017, 32 éditions de ces cours ont été organisées, accueillant 145 000 inscrit·es, dont 5 000 étudiant·es de l’UCLouvain dans le cadre de 30 cours. Depuis février 2017, une vitrine de ressources éducatives libres de l’UCLouvain (https://oer.uclouvain.be) est ouverte pour contribution. Elle héberge près de 200 ressources libres. L’UCLouvain joue aujourd’hui un rôle majeur en Open Education et témoigne d’un leadership reconnu à l’international.

Des habilitations pour de nouvelles formations Bilan

Bilan Le décret paysage a fortement balisé les demandes d’habilitation, qui sont traitées par l’ARES dans un climat parfois tendu. Ces tensions ont d’ailleurs amené à introduire un moratoire pour l’année 2018-2019 et à le réintroduire pour deux ans dès la rentrée 2020. Dans ce contexte, chaque demande d’ouverture d’un nouveau programme portée par une de nos facultés a nécessité un important travail de lobbying et de persuasion. Cela n’a pas empêché nos facultés de porter des projets et de les voir acceptés par l’ARES puis votés au Parlement. Pour la rentrée 2019, ce ne sont pas moins de 8 nouveaux programmes de l’UCLouvain qui ont reçu le soutien de l’ARES. Tous les dossiers que nous avons introduits cette année, à l’exception des demandes liées à Charleroi et qui relèvent de décisions politiques, ont été reçus. Cela témoigne du dynamisme de nos facultés, mais aussi de notre capacité à défendre nos projets dans un contexte concurrentiel.

Un LLL revitalisé au service des enseignant·es Bilan Proposition

Bilan Proposition Sous la conduite d’un nouveau président, l’Institut de pédagogie universitaire et des multimédias s’est transformé en Louvain Learning Lab (LLL), doté de priorités inscrites dans le plan stratégique Louvain 2020. Le LLL est plus que jamais une référence en matière d’accompagnement et d’innovation pédagogiques. Lorsque la KU Leuven a choisi de revoir ses outils et ses structures de formation, elle l’a fait au départ du modèle de l’UCLouvain et a demandé l’autorisation de nommer LLL sa nouvelle structure, le Leuven Learning Lab. Les actions de notre incubateur pédagogique visent à améliorer la qualité des apprentissages, en plaçant les étudiant·es au cœur de leur formation par des dispositifs actifs, interactifs et collaboratifs. La priorité du LLL reste l’accompagnement du corps enseignant dans l'acquisition de compétences pour concevoir et mettre en œuvre des dispositifs pédagogiques efficaces et innovants, en français comme en anglais. Le LLL assure également une veille des développements actuels et une prospective sur l’enseignement de demain.

L’orientation et la remédiation Bilan Proposition

Bilan Proposition Le Centre d’information et d’orientation (CIO) améliore l’orientation des élèves : il les accueille dès la fin du secondaire et il leur propose des tests en ligne. La remédiation en première année de bachelier est renforcée par des tests en début d’année et par des évaluations précoces lors de la semaine SMART, conduisant à des séances de rattrapage. Le CIO assure désormais une présence permanente à Woluwe.

Tutorat et mentorat Bilan

Bilan Le tutorat par des étudiant·es des années supérieures s’est développé dans plusieurs facultés et un mentorat organisé en partenariat avec des associations d’alumni permet d’accompagner de jeunes diplômé·es en fin de master et au début de leur carrière professionnelle.

Des diplômés appréciés sur le marché de l’emploi Bilan

Bilan Le plan stratégique Louvain 2020 prévoyait la mise en place d’une enquête auprès des diplômé·es afin de suivre leur parcours et de mieux les préparer à l’insertion socio-professionnelle. Cette enquête est désormais organisée tous les deux ans. La dernière enquête indique un taux de satisfaction de 91 % concernant la formation et un taux de 96 % de diplômés ayant un emploi rémunéré après cinq ans, ce qui constitue une insertion sur le marché de travail particulièrement élevée.

Des formations continues reconnues et appréciées Bilan Proposition

Bilan Proposition Depuis près de vingt ans, l’Institut universitaire de formation continue (IUFC) et les facultés organisent des centaines de formations proposées à un très large public par des équipes issues de toutes les facultés et instituts. Plus de 200 programmes sont offerts et accueillent chaque année plus de 4 000 personnes. Ce public est de plus en plus jeune, signe que l’apprentissage tout au long de la vie est devenu une réalité pour beaucoup de nos jeunes diplômé·es. Aujourd’hui, les facultés pensent leur offre de formation de manière globale, en proposant des programmes conçus pour la formation initiale et prolongés par des certificats de formation continue. On développe progressivement une offre de certificats en ligne, afin de toucher un public encore plus large, de manière compatible avec un emploi et la vie de famille. La réputation de l’UCLouvain en formation continue est désormais bien installée auprès des employeurs et des nouvelles générations arrivant sur le marché du travail.

Un renforcement de nos relations avec les hautes écoles Bilan Proposition

Bilan Proposition Nos relations avec les hautes écoles ont été renforcées et mieux structurées. Des concertations régulières existent avec la haute école Vinci présente sur nos sites de Woluwe et de Louvain-la-Neuve, et avec la haute école Louvain en Hainaut avec laquelle nous partageons des programmes et des infrastructures à Mons et à Charleroi, et qui est présente à Louvain-la-Neuve. Une coordination étroite avec ces deux hautes écoles, mais aussi avec la haute école Galilée (à Bruxelles) et avec la haute école Henallux (implantée dans les provinces de Namur et de Luxembourg), prépare également la mise en œuvre du décret relatif à la formation initiale des enseignants. Ces échanges se font dans une écoute mutuelle et avec la volonté de développer des synergies dans le respect de nos spécificités, particulièrement, pour l’université, en conservant une articulation forte entre l’enseignement et la recherche.

La formation initiale des enseignants Bilan Proposition

Bilan Proposition Lors du processus d’adoption du décret relatif à une formation initiale des enseignants (FIE) associant hautes écoles et universités, nous avons vivement plaidé pour que celle-ci puisse s’organiser sur le principe de la liberté d’association et non par zones géographiques. La liberté d’association est bien respectée dans le décret et nous collaborons désormais avec quatre hautes écoles du réseau libre pour préparer les changements importants à venir dans l’enseignement obligatoire, et remplir notre mission sociale pour la formation du corps enseignant de demain. Nous partageons la même vision, liée à la volonté de former les futur·es enseignant·es du maternel, du primaire et du secondaire avec des compétences pédagogiques, relationnelles et disciplinaires renforcées pour rencontrer des publics diversifiés et répondre à une attente sociale légitime. Une structure de coordination a été mise en place avec tous nos partenaires. Nous portons dès à présent une attention particulière aux modalités d’organisation de la FIE à l’UCLouvain, en coordination avec les entités concernées.

De nouveaux espaces d’apprentissage Bilan Proposition

Bilan Proposition La pédagogie doit se développer dans des espaces favorisant de nouvelles modalités d’apprentissage collectif à travers des lieux de partage et de construction du savoir. Le projet d’un learning center réparti sur la place Montesquieu et dans les bâtiments Erasme et Descamps est en voie de réalisation. Un autre learning center est en cours de construction à Woluwe et celui de Mons a été inauguré en 2018. Une réflexion se poursuit au sein du conseil académique pour faire aboutir d’autres projets pour lesquels des moyens spécifiques ont été inscrits dans les budgets des prochaines années. Les nouveaux espaces d’apprentissage devront être multifonctionnels et adaptés aux pédagogies novatrices (auditoires collaboratifs, espaces d’enseignement flexibles, espaces informels). Par ailleurs, l’aménagement des espaces informels existants doit être poursuivi afin de faciliter le travail collaboratif entre les étudiant·es.

Soutenir la gestion logistique de l’enseignement Proposition

Proposition Là où le besoin est présent, il me paraît nécessaire de renforcer le soutien logistique à l’enseignement, en identifiant clairement cette mission et en constituant un réseau de logisticien·es d’enseignement. Dans un cadre décentralisé (en faculté ou en secteur), ces personnes se consacreront à l’accompagnement, à la remédiation, à certaines activités pédagogiques (accompagnement des stages, de séances de travaux pratiques), au soutien aux académiques, en particulier aux président·es de jury pour la gestion des programmes annuels étudiants (PAE), et aux assistant·es. Cette fonction ne requiert pas un statut spécifique tel que celui de logisticien de recherche, car elle peut se mettre en œuvre dans le cadre du statut PAT. Ce métier gagnerait toutefois à être plus visible, outillé, mis en réseau, et renforcé de manière à réduire la charge des personnels académiques et scientifiques dans l’administration des études et à recentrer leur travail sur leurs missions prioritaires.

Anticiper, identifier et mieux venir en aide aux situations de surcharge des enseignant·es Proposition

Proposition Un travail des doyen·nes est en cours pour mieux identifier les charges des académiques liées à l’enseignement. Sa finalisation est une priorité pour répartir équitablement ces charges, y compris en agissant sur le portefeuille de cours. Des surcharges existent aussi pour le personnel scientifique, particulièrement pour les contrats à temps partiel. Il est nécessaire de bien répartir les tâches d’encadrement et d’accompagnement, et de garantir les 50 % de recherche des assistant·es au cadre. Par ailleurs, le soutien administratif aux missions d’enseignement et de recherche connaît des périodes de tension forte à certains moments de l’année, comme la rentrée. Le mécanisme de renfort temporaire de personnel administratif sera renforcé. Sa dotation, actuellement non structurelle, sera inscrite dans les budgets annuels.

Modifier le décret paysage Proposition

Proposition Depuis 2014, le décret paysage a significativement réduit l’autonomie des universités dans la mise en œuvre et l’organisation de leur offre de formation. Peu de pays en Europe sont soumis à des contraintes académiques aussi fortes. En particulier, le décret paysage engendre de nombreuses lourdeurs de gestion qui pèsent sur les facultés, sur les personnes en charge de l’enseignement et sur le personnel administratif. Plusieurs enquêtes ont démontré cette lourdeur à travers la FWB. Le décret a déjà fait l’objet d’adaptations, mais seulement à la marge et des moyens financiers spécifiques, mais insuffisants, ont été attribués. L’UCLouvain s’est toujours opposée à de nombreuses dispositions de ce décret. Les universités de la FWB ont exprimé collectivement, par la voie d’un mémorandum des recteurs à destination des partis politiques, la nécessité de procéder rapidement, dès le début de la législature, à une évaluation et à une adaptation du décret. Les recteurs soulignent « la multiplication des conflits horaires, les lourdeurs administratives de gestion, l’interruption dramatique de parcours liés à une perte de finançabilité ». Le décret paysage devra faire l’objet d’une modification substantielle rapide afin d’alléger les charges qui pèsent sur le personnel.

Accueillir tou·tes les étudiant·es Proposition

Proposition L’accès aux études supérieures reste encore difficile pour beaucoup d’étudiant·es, entre autres pour des raisons sociales et économiques. Notre responsabilité est de veiller à ce que ces déterminismes sociaux ne soient pas un obstacle pour rejoindre notre communauté. Il faut en particulier envisager de nouveaux dispositifs d’intégration, en partenariat avec des écoles secondaires. En s’inspirant du « programme d’études intégrées » mis en place dans des institution en France, on développera un partenariat avec des écoles à discrimination positive, pour y proposer des actions de sensibilisation et de formations complémentaires. Leur objectif premier est d’éviter des phénomènes bien étudiés d’auto-censure, et d’ensuite préparer ces étudiant·es, en les aidant dans leur choix d’étude. Une fois inscrit·es dans un de nos programmes, ces étudiant·es seront accompagnés, d’une part, par le service d’aide, pour gérer les questions d’ordre budgétaire ou de logement, et de l’autre, par les conseillers pédagogiques facultaires en charge de la remédiation en début de premier cycle. Nous refusons de croire à la fatalité des déterminismes et nous nous engageons à ouvrir davantage nos programmes à une plus grande diversité des profils d’étudiant·es, ce qui représente une richesse pour l’ensemble de notre communauté universitaire.

Simplifier et automatiser les procédures d’inscription Proposition

Proposition Notre université doit proposer des procédures d’inscription simples et automatisées. Les inscriptions doivent pouvoir se faire, en Belgique et à l’international, totalement en ligne. Les flux d’informations entre le service des inscriptions et les services facultaires doivent être améliorés. Ces évolutions doivent également profiter aux étudiant·es en mobilité entrante ou sortante. Un audit des procédures en place a été réalisé il y a peu. Cet audit balise les réformes nécessaires à mettre en œuvre rapidement.

Assurer un suivi personnalisé des étudiant·es Proposition

Proposition Il est essentiel de proposer un accompagnement dès le début de l’inscription à l’université et de développer un suivi personnalisé basé sur des indicateurs clairs et automatisés, par exemple basés sur les interactions avec Moodle. À l’image de ce qui est déjà offert dans de nombreuses universités, ces indicateurs permettront d’identifier plus vite et de manière automatique celles ou ceux qui sont en décrochage pour leur proposer des outils de remédiation. Ces indicateurs permettront aussi de remédier plus précocement aux difficultés à entrer dans le mode d’apprentissage universitaire.

Soutenir la qualité pédagogique Proposition

Proposition La qualité pédagogique est une priorité constante pour notre université. L’innovation pédagogique n’est pas une fin en soi ; elle doit rester au service de la qualité de nos formations, y compris celles données sous une forme traditionnelle. Les programmes et les méthodes pédagogiques doivent aussi s’ajuster à un profil qui sera à l’avenir de plus en plus fréquent en présentiel ou à distance : les longlife learners. Il faut également porter une attention particulière à l’évaluation, en diversifiant ses modalités, y compris à distance, pour valoriser autant les savoirs que les compétences. Des outils permettant l’e-assessment permettront notamment d’alléger la charge des enseignant·es confronté·es à l’évaluation de grandes cohortes et simplifieront l’évaluation au sein de programmes de mobilité. Les formes d’évaluation continue, de valorisation des travaux en groupe, de reconnaissance des activités extracurriculaires, seront ainsi intégrées dans une panoplie plus large.

Renforcer la formation en langues Proposition

Proposition Nos étudiant·es doivent acquérir la maîtrise d’au moins deux langues étrangères grâce à des dispositifs variés : cours de langue renforcés, outils multimédia, séjours à l’étranger, tandems avec des étudiant·es parlant une autre langue, etc. Le comité stratégique langues mis en place par les autorités finalise des propositions qui devraient être mises en œuvre prochainement. À partir des Balises langues, le conseil de l’enseignement et de la formation est occupé à revoir la place et les modalités de l’apprentissage des langues dans les programmes de cours, afin de garantir des compétences renforcées. Les responsables de programmes doivent pouvoir bénéficier d’un accompagnement pour mieux identifier et expliciter la place des langues dans les programmes de cours, en diversifiant les offres de formation (cours en ligne, tables de conversation, tandems, stages d’été, etc.) et en valorisant (via une certification) les offres de formation extracurriculaire des étudiant·es et des membres du personnel. Il est également pertinent d’élargir l’éventail des possibilités d’apprentissage en dehors des programmes et de mieux valoriser les expériences d’apprentissage informel, à travers un portfolio d’activités, qui seront valorisées sous un label du type « Parcours langues + ». Le comité stratégique langues sera chargé d’étoffer cette boîte à outils, au départ d’une cartographie d’activités d’apprentissage informel et de proposer des actions destinées à inciter les étudiant·es à s’en emparer.

Mieux accompagner les grands groupes Proposition

Proposition Dans certaines facultés, nous enseignons à de très grands groupes. Cela requiert une pédagogie spécifique, qui s’appuie sur des dispositifs existants, à renforcer et à mieux faire connaître, mais qui nécessite aussi des approches nouvelles ou réinventées (comme l’usage du streaming avec interaction possible à distance, par exemple). Cela vaut pour les cours magistraux ou pour les séances d’exercices, dont la répétition n’est guère stimulante pour l’équipe d’encadrement. Là aussi, des formes d’auto-apprentissage accompagné, des dialogues en ligne, des séances animées par des tuteurs et tutrices permettent de diversifier les modalités d’apprentissage. Plusieurs mesures concrètes viendront compléter les dispositions en place. Le LLL veillera aussi à proposer des dispositifs pédagogiques à même de gérer mieux ces grands groupes et d’accompagner les enseignant·es qui y sont confrontés.