Des cliniques au service de la collectivité

Cliniques

Les relations entre l’université, les cliniques universitaires Saint-Luc (CUSL) et le CHU UCL Namur (CHU) se structurent au travers de nombreuses instances : présence des autorités de l’UCLouvain au conseil d’administration des deux cliniques, centre médical présidé par le recteur, présence du directeur médical (pour les CUSL) ou du directeur aux affaires académiques (pour le CHU) au bureau du secteur des sciences de la santé notamment. Cette dynamique collaborative entre l’université et ses deux cliniques doit encore s’amplifier afin de préparer activement les bouleversements annoncés du système des soins en Belgique.

Malgré la pression toujours plus forte de rentabilité clinique, il est essentiel de préserver un enseignement de qualité de même qu’une recherche de pointe. Dans les années à venir, le contexte régional, national et international dans lequel évolueront les cliniques se verra progressivement modifié par des éléments extérieurs qui impliqueront également l’université. Il y aura, en particulier, les réseaux hospitaliers loco-régionaux à partir de 2020 dans lesquels les cliniques de l’UCLouvain devront jouer un rôle majeur, mais également les relations interuniversitaires européennes, une source d’opportunités. Les formations de base, spécialisées et continues devront également évoluer en adéquation avec les besoins de la population et les transformations des soins de santé. Ceci concernera non seulement les futur·es médecins et dentistes, mais également l’ensemble des autres professionnel·les de la santé.

Un bilan, des projets

Défendre nos cliniques et leurs projets Bilan Proposition

Bilan Proposition Outre le suivi attentif par l’université de l’ensemble des projets de ses cliniques, le soutien de l’UCLouvain et de ses relais a été essentiel lors d’épisodes critiques, comme par exemple pour combattre les entraves juridiques à la reconstruction des CUSL et à leurs projets de développements immobiliers. L’université a également soutenu la construction, essentielle pour le futur, des réseaux hospitaliers, avec les projet de réseau de Saint-Pierre Ottignies et Saint-Jean pour les CUSL, et celui du CHR Sambre et Meuse et Saint-Luc Bouge pour le CHU.

Assurer des places de masters de spécialisation Bilan Proposition

Bilan Proposition L’UCLouvain diplôme près d’un·e médecin sur deux en Belgique francophone. Face au défi de la double cohorte et de la croissance du nombre d’étudiant·es en médecine, une collaboration efficace entre l’université et ses cliniques a permis d’augmenter l’offre de places de master de spécialisation en 2018 de 400 à 1 000 places. Cette issue maîtrisée d’une situation particulièrement complexe pour l’UCLouvain et potentiellement dommageable pour la réputation de l’université et des cliniques a été rendue possible grâce à l’importante mobilisation de tous les acteurs. Un soutien exceptionnel de l’université de 7,5 millions d’euros a contribué à la construction d’une solution.

L’UCLouvain diplôme 50 % des médecins

Légende: L’UCLouvain diplôme chaque année près de 50 % des médecins de la FWB. En 2017-2018, la double cohorte représentait près de 1 000 médecins fraîchement diplômé·es (sur la photo, la moitié de la cohorte) !

Reconnaître la recherche Bilan

Bilan Le volet académique de la convention entre l’UCLouvain et ses deux cliniques universitaires est destiné à couvrir partiellement les frais inhérents aux missions d’enseignement (bacheliers, masters et masters de spécialisation) et de recherche des académiques cliniques. Chaque année, l’UCLouvain y consacre un pourcentage de son budget. Une nouvelle métrique a été appliquée pour actualiser le montant de la convention. Cette métrique a permis de valoriser plus de 20 000 heures de cours et de reconnaître la fonction complète des académiques cliniques, en valorisant la recherche de ces académiques. Le montant calculé dans la convention est basé sur les barèmes universitaires pour les académiques, imposés par le pouvoir subsidiant. Le montant de la convention a été majoré d’un million d’euros, en tenant compte du refinancement global obtenu par l’UCLouvain.

Ouvrir des perspectives de collaborations cliniques Bilan Proposition

Bilan Proposition Suite à un processus dans lequel l’UCLouvain a joué un rôle essentiel ces dernières années, l’université est membre d’une alliance d’universités européennes de premier plan localisées à Londres, Paris, Berlin, Lisbonne, Aarhus et Oslo. Toutes les universités de l’alliance sont des universités complètes avec des hôpitaux universitaires. Les relations tissées devraient permettre des partenariats académiques privilégiés avec ces importantes structures hospitalières, dont le réseau santé de King’s College London (Londres), l’Hôpital de la Charité (Berlin), et les Hôpitaux de Paris, Oslo et Aarhus.

Assurer du temps pour l’enseignement et la recherche Proposition

Proposition Face à la pression de rentabilité clinique, l’université doit assurer une attention permanente au maintien d’un temps réellement dédié à l’enseignement et à la recherche. La définition d’un lieu de discussion et de concertation entre l’université et les cliniques devra permettre de renforcer cette bonne coordination, en particulier par une attention spécifique au projet académique clinique individuel (PACI).

Renforcer le lien des académiques cliniques avec l’université Bilan Proposition

Bilan Proposition Certaines différences de traitement entre académiques et académiques cliniques sont source de tension. Un lieu de concertation a été mis en place pour identifier des solutions concrètes à une série de différences irritantes ressenties par la communauté médicale. Plusieurs situations ont déjà été résolues (certains accès physiques aux bâtiments, accès aux revues électroniques, présence dans le répertoire, etc.), d’autres difficultés sont en voie de résolution. Cette dynamique positive doit être poursuivie.

Envisager une évolution de la carrière académique clinique Proposition

Proposition L’actuelle carrière académique clinique à employeur unique (en l’occurrence une des deux cliniques universitaires) pourrait évoluer pour permettre aux académiques cliniques d’être également employé·es, pour une fraction de temps réduite, par l’université, en sus de l’employeur clinique. Cette évolution permettrait de répondre pour partie au sentiment de manque d’appartenance à l’université. Ce modèle est d’application dans plusieurs universités, y compris à la KU Leuven, et il offre de nombreux avantages. La possibilité de cette évolution fait actuellement l’objet d’un examen approfondi. Je souhaite la poursuite d’une analyse précise de toutes les implications potentielles (rémunération, statut, pensions, etc.). En cas d’analyse positive, la possibilité serait offerte, sans obligation, à tou·tes les académiques cliniques, qui deviendraient ainsi membres du personnel de l’UCLouvain.

Faciliter l’accès aux mandats de clinicien-chercheur Proposition

Proposition Il convient de faciliter l’accès à un mandat de clinicien-chercheur pour tou·tes les jeunes résident·es récemment engagé·es. Ce mandat assure un mi-temps « protégé » qui permet de plus facilement finaliser un doctorat ou, pour les résident·es avec thèse, de poursuivre des travaux de recherche à un moment particulièrement critique pour la poursuite de la carrière scientifique.

Participer à la reconstruction des CUSL Proposition

Proposition Les CUSL ont développé un magnifique et ambitieux projet de reconstruction à l’horizon 2025. L’UCLouvain devra se porter garante, dans la mesure de ses moyens, des emprunts qui seront contractés auprès des institutions financières pour la reconstruction des CUSL. L’université participera également financièrement à la reconstruction de l’École de médecine dentaire et de stomatologie.

Les Cliniques Universitaires Saint-Luc en 2025

Légende: Vous reconnaissez ? C’est le futur complexe de l’avenue Mounier et des Cliniques Universitaires Saint-Luc à l’horizon 2025. L’UCLouvain doit être au rendez-vous des projets des CUSL et de ceux du CHU.

Dessiner le futur de la tour d’hospitalisation à Woluwe Proposition

Proposition Le projet de reconstruction des CUSL libérera une partie de l’actuelle tour d’hospitalisation à l’horizon 2025-2030. Cette évolution ouvre des perspectives multiples pour l’utilisation optimale de plus de 20 000 m2 libérés sur le site de Woluwe.

Garantir la spécificité universitaire du site de Godinne Proposition

Proposition Il est indispensable de rester très attentif à la composante universitaire du CHU UCL Namur. En particulier, la création d’un centre de recherche universitaire inter-instituts en recherche clinique qui regroupe les clinicien·nes académiques du site de Mont-Godinne devra contribuer à renforcer la spécificité académique du site de Godinne.

Assurer la présence de l’UCLouvain dans les réseaux hospitaliers loco-régionaux Proposition

Proposition L’UCLouvain doit veiller à s’assurer une présence claire dans les associations faîtières des réseaux loco-régionaux pour y défendre la spécificité universitaire de ses cliniques, en termes de pathologies, d’agréments et de financements spécifiques. L’université doit également soutenir le Réseau Santé Louvain pour maintenir l’homogénéité de la formation des stagiaires et des Médecins Assistants Cliniciens Candidats Spécialistes (MACCS) UCLouvain au sein des réseaux loco-régionaux.

Faire évoluer les offres de formation à la santé Proposition

Proposition L’université doit accompagner les cliniques en vue d’apporter des réponses aux bouleversements du système des soins en Belgique et faire évoluer les formations, en adéquation avec les besoins de la population et avec les transformations des soins de santé (futur·es médecins et dentistes, pharmacien·nes et masters en sciences biomédicales, psychologues, kinésithérapeutes, chercheurs et chercheuses, bio-ingénieur·es, infirmiers et infirmières, et diététicien·nes en collaboration avec les hautes écoles).